Ismail Kadare

Ismail Kadare

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Pajtim, administrateur

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Ismail Kadare, né le 28 janvier 1936 à Gjirokastër, est l’écrivain albanais le plus connu non seulement par les albanophones mais également par les francophones du monde entier.

 

Très jeune, il voue un grand intérêt aux lettres et au pouvoir qu’elles confèrent à celui qui les maitrise. C’est pourquoi il débute des études de lettres, à l’Université de Tirana, en 1956, et les poursuit à l’institut Gorki à Moscou. En 1960, suite à la rupture entre l’Union soviétique et l’Albanie, il se voit obligé de rentrer au pays. Il entame alors une carrière de journaliste et publie de la poésie.

 

En 1966, paraît son premier roman, Le Général de l’armée morte, qui lui apporte une grande renommée, d’abord en Albanie puis à l’étranger. Parallèlement à sa carrière d’écrivain, Kadare dirige la revue littéraire « les lettres albanaises » qui est également publiée en français. Grâce à ses différentes œuvres, il obtient de se rendre, en Finlande (1962), en Chine (1967), et en France, en 1970.

 

En 1990, Ismail Kadare quitte l’Albanie pour la France en obtenant l’asile politique. 6 ans après, il est élu membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques à Paris. Il est depuis considéré comme l’un des plus grands écrivains contemporains mais n’a, jusqu’à lors, encor jamais obtenu le prix Nobel. Ce n’est toutefois pas sa renommée qui pose problème car il est connu et reconnu mondialement. Ce qu’on lui reproche c’est « d’avoir survécu » au régime dictatorial d’Enver Hoxha durant l’air communiste. En effet, à cette époque là, en bourreau qui se respecte, Enver Hoxha ne se gêne pas de malmener, torturer ou tuer l’intelligentsia qui ose critiquer son comportement ou ses actions. Ainsi, le Comité de prix Nobel se pose la question du comportement d’Ismail Kadare durant l’ère communiste. Il se demande si le fait que l’écrivain soit encor en vie n’est pas du à une collaboration de sa part avec le régime. Cette question, même si elle est naturelle, reste aussi tout à fait injuste ! Fallait-il qu’Ismail Kadare meurt à tout prix, sacrifie à la fois sa vie et son œuvre en disant ouvertement devant son bourreau ce qu’il pense de lui et de sa folie ?

 

L’Albanie et les différentes époques de son histoire sont les principaux sujets des ouvrages de Kadare. Il y décrit l’occupation ottomane, la renaissance albanaise ou les années dictatoriales. Toutefois, ses œuvres ne cherchent pas à décrire des réalités historiques. L’histoire est utilisée uniquement comme un support à son imaginaire. Cela lui permet d’intéresser d’avantage les lecteurs étrangers qui sont ainsi fascinés par cette culture exotique. L’autre force des écrits d’Ismail Kadare est la manière qu’il a de manier le grotesque. Grâce à cette technique novatrice à l’époque, il parvient à ensevelir le communisme en Albanie et à introduire la littérature albanaise au sein de la littérature mondiale sans trop s’attirer les foudres du régime.

 

En 2005, il reçoit le prestigieux Man Booker International Prize, pour l’ensemble de son œuvre.

 

Texte de

Blerim, administrateur

  

Quelques ouvrages d’Ismail Kadare

 

L’Albanie entre la légende et l’histoire

Le général de l’armée morte

Le concert

L’hiver de la grande solitude

Avril brisé

Les tambours de la pluie

Trois chants funèbres pour le Kosovo

Novembre d’une capitale 

Printemps albanais

Commentaires (11)

1. ADMINISTRATEURS (Blerim) 12/09/2011

Bonjour Gezim,

Une réponse vous a été adressée sur votre adresse e-mail.

En espérant avoir pu vous aider, je vous adresse mes salutations les meilleures.

2. Gezim 09/09/2011

Bonjour,

tou d'abord votre site est génial cela fait logntemps que je recherchais un site comme ca.

Maintenant j'aimerais savoir s'il est possible de trouver le "Kanun" de Lekë Dukagjini traduit en français?

Si oui , répondez-moi au plus vite svp.

Je vous remercie d'avance et vous prie d'agréer mes salutations distinguées

Gëzimi

3. ADMINISTRATEURS (Blerim) 19/08/2011

Bonjour Tropal Leshko,

Je vous adresse mes remerciements les plus sincères quant à l’effort fourni au sujet du style d’écriture. J’espère toutefois que vous n’en êtes pas ressorti trop éreinté.

En ce qui concerne à présent le contenu du site, si vous avez parcouru un tant soit peu les rubriques « Conditions Générales », « Qui sommes-nous ? » et « Statuts de KosovAction », vous avez pu vous apercevoir de la dimension apolitique et laïque de notre activité. De ce fait, tout ce qui peut être affiché sur les pages de notre site n’a pour seul et unique objectif de tenter de présenter les différents aspects de l’histoire et de la culture albanaise et ceci sans qu’à aucun moment nous nous préoccupions de l’avis que tout un chacun peut nourrir sur les différents sujets ou personnages.

Ceci étant dit, j’ose espérer que nous avons su vous gratifier avec des chapitres et des articles ayant davantage retenu votre attention et au sujet desquels vous aurez des adjectifs un peu plus élogieux pour les décrire.

Salutations

4. Tropal Leshko 09/08/2011

Puisque vous nous gratifiez d'un chapitre consacré au porte-voix d'Enver K. aussi futile qu'inintéressant, je me suis posé la question de alors, à quand un exposé sur les œuvres de notre Grand Timonier lui-même...

J'espère que ma demande exprimée à suffisance dans un style soutenu sera prise en considération par votre majestueuse personne.

Merci.

5. Kadoglou Triantafyllia 19/01/2011

Chers Messieurs,
Je vous informe que mon étude sur I.Kadaré a enfin été publiée dans Contre-feux,revue littéraire de Lekti/www.lekti-ecriture.com, sous le titre:'' À propos de La Fille d'Agamemnon d'Ismail Kadaré ''par Triantafyllia Kadoglou.

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