Un pays pour tous, tous pour un pays !


 

« Au nom de Dieu Tout-Puissant !

Le peuple et les cantons suisses,
 

Conscients de leur responsabilité envers la Création, 

Résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde, 

Déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité, 

Conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures, 

Sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres, »



C’est par ces phrases qu’est composé le préambule de la Constitution fédérale de la Confédération suisse. Pourtant, c’est loin de l’idée de respecter et protéger ces valeurs que certaines personnes usent de la « portée de leur discourt ». En effet, depuis plusieurs années, il semblerait que les étrangers soient les grains de sable dans le rouage suisse. Chômage, délits et criminalité ont enfin trouvé leur responsable. La solution ? Emprisonner, virer et expulser.

Voilà, la Suisse est en paix maintenant.

C’est plus ou moins de cette manière que nous pourrions résumer la situation actuelle. Les votations se suivent et se ressemblent, une sorte de cercle vicieux. A chaque campagne, les rues suisses sont placardées de panneaux prônant le vote qui sauvera le pays… et à chaque fois, c’est les mêmes termes qui reviennent, « Etrangers, Immigration, Kosovars, Balkans, Islam ».

On dit qu’un débat est sérieux uniquement lorsqu’il est difficile à tourner à la dérision. Vous devinerez donc le sérieux de la campagne lancée par la droite suisse en regardant leur affiche, ou plutôt le réajustement que nous en avons fait.

La Suisse va bien, le jeu politique un peu moins. L’UDC joue avec des thèmes qu’elle ne maitrise pas et c’est dangereux. En effet, l’intégration est un processus à long terme et l’Union Démocratique du Centre ne propose que des solutions à court terme. Du coup, au lieu de régler les problèmes, on ne fait que les déplacer (reporter) et ce débat refera surface avec les générations à venir, encore et encore…

Le temps est au changement, à l’évolution. Le pays de Guillaume Tell est un formidable exemple pour toute société qui se dirige vers « une nation multiethnique ». Il ne faut en aucun cas relâcher l’effort et ne surtout pas donner du répit à ceux qui apportent des problèmes là où il n’y en a pas.

L’union doit et devra durer bien plus longtemps qu’un match de football pour que nos enfants naissent en paix.

 

Pajtim, administrateur

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