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Depuis la fin de la guerre du Kosovo en 1999 et son indépendance en 2008, le changement de la réalité des territoires albanais, mais aussi du contexte de la diaspora a profondément modifié les besoins de sa communauté. Les associations des années 1990, basées sur une organisation de masse à vocation politique, sont dès lors devenues caduques.
Aujourd’hui, à l’instar de ce que nous pouvions observer aux Etats-Unis d’Amérique durant les années 1920, les associations rencontrent des difficultés à retrouver un nouvel élément unificateur et la population abandonne petit à petit la culture d’origine pour celle du pays d’accueil. Ce constat est d’autant plus affligeant à une époque comme la notre où la possibilité de communication avec la mère patrie est devenue bien plus aisée grâce à la fin de la guerre, la baisse progressive du coût des transports, la prolifération des médias écrits et télévisuels en langue albanaise dont nous avons aujourd’hui à disposition, mais aussi des technologies de communications immédiates et sans coûts. Le besoin de se regrouper pour échanger, mieux vivre l’éloignement ou l’exil et préserver la culture d’origine est ainsi devenu bien moins important dans la conscience collective de notre communauté. Les organisations actuelles doivent donc évoluer en s’adaptant à ces nouveaux facteurs de la société et changer d’orientation pour désormais se préoccuper des questions caritatives, culturelles et éducatives.
Œuvrant dans ce sens, l’association « Bashkimi Shqiptar », à Lyon, a organisé, le samedi 28 et dimanche 29 mai, la promotion de l’école albanaise de la même ville et celle du livre de Nusret Pllana « La terreur de la Serbie envahissante sur les Albanais 1844 – 1999 ». La maxime de ces deux journées était « Ta njohim të kaluarën tonë, të punojmë për të ardhmen » (Apprenons notre passé, travaillons pour notre avenir).
Pour soutenir ces deux événements, plusieurs personnalités albanaises mais aussi françaises étaient présentes. Nous pouvons entre autres citer l’Ambassadeur de l’Albanie en France, Ylljet Aliçka, l’attaché culturel de l’Ambassade d’Albanie, Luiz Ejlli, les Consuls de l’Ambassade du Kosovo en France, Kadri Dakaj et Mustafë Avdiu, le Directeur des archives du Kosovo et préparateur du livre, Nusret Pllana, l’écrivain et scénariste albanais étant aussi un vétéran de la 2ème guerre mondiale en Albanie, Mark Dodani, ainsi qu’un professeur de l’ENS (École Normale Supérieure de Paris), Monsieur Géard Bodé.
A travers ces deux vidéos, nous souhaitons donc partager avec vous certains des moments-clés de ce week-end et quelques interviews nous ayant été accordés par les intellectuels présents lors de ces deux journées.
Pajtim & Blerim
Administrateurs
1. 22/06/2011
"la population abandonne petit à petit la culture d'origine pour celle du pays d'acceuil"
N'est-ce pas une suite logique qui se fait de manière naturel? L'immigration, c'est tout de même une destinée différente pour un avenir différent.
La culture d'origine se vit dans le pays d'origine. Garder des liens, oui. La perpétuer éternellement loins des terres, c'est ça la mondialisation, un mélange de toutes cultures sans frontières. Quoi de mieux q'un épanouissement totales de ses moeurs dans ses terres initiales?
2. 18/06/2011
J'ai lu le commentaire d'eaglewings.. et il a pas tout à fait tors sur l'acculturation. Plus le monde se mondialise, plus l'humain s'abrutit. C'est fini les années 60-70 (exemple: mai 68), on ne sait plus aller au front pour lutter pour des causes, une nation ou des valeurs qu'on défend.
Du coup, on assiste soit à une acculturation (qui consiste à abandonner sa culture d'orgine au profit de la culture dominante), chose qui n'est pas bien parce que comme le dit si bien eaglewings, on assistera à des êtres tous uniformisés.
Soit à l'ethnocentrisme. Alors on assiste à des individus qui se renferment sur leur peuple (j'ai vu l'exemple en vidéo ou il y a la réunion d'albanais qui rapent à coup de majeur en l'air :-) )
Et c'est dommage, parce que j'ai l'impression qu'on n'arrive pas à trouver à un juste milieu entre acculturation et ethnocentrisme...
Tout de bon
3. 17/06/2011
Bonjour « EagleWings »,
Merci pour votre commentaire et votre encouragement.
Je ne veux pas rentrer dans le débat de qui est responsable de tout cela, car c’est un sujet autre que celui que nous tentons de développer sur notre site. A savoir l’histoire et la culture albanaise. Je tiens cependant à vous rendre attentif quant à certain de vos propos incitant à la haine à l’encontre de certains groupes d’individus. Pour cette raison, votre ligne sur ce passage a été supprimée. Ainsi, je vous invite à prendre connaissance des conditions générales, se situant tout à gauche du menu horizontal du bas, de notre site pour que cela ne se reproduise plus.
Pour ce qui est de l’utilité du projet, je pense que chacun à notre échelle, nous avons un devoir et une pierre à amener à l’édifice. Nous n’avons pas, mon collègue et moi, la prétention de pouvoir changer quoi que ce soit à nous tout seul, mais nous souhaitons uniquement, aussi petite soit-elle, apporter une contribution.
Salutations
4. 16/06/2011
"les associations rencontrent des difficultés à retrouver un nouvel élément unificateur et la population abandonne petit à petit la culture d’origine pour celle du pays d’accueil."
Oui, cela a un nom, le mondialisme, l'idéologie qui prône la destruction de toute culture/tradition/religion/spiritualité pour uniformiser l'être humain en simple consommateur et qu'il soit indifférent de Washington à Tokyo, le chaos intellectuel et social en gros.
Quand on s'intéresse à qui promeut cette idéologie, on trouve *****
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On avance à petit pas, petit à petit les gens s'abrutissent devant la télé et consomment à outrance, ne lisent plus de livre et ont de la peine à entamer une lecture d'un paragraphe de quelques mots seulement.
Comme l'a très bien dit le premier ministre de la Turquie (Erdogan) à propos de la diaspora Turque en Allemagne qui a oublié ses traditions et se conforment à l'occidentalisme dégénéré : "L'assimilation est un crime contre l'humanité"
Je n'en rajouterais pas plus.
Avec votre travail, vous redonnez un souffle à votre diaspora et je ne peux que vous en féliciter, néanmoins, je doute de l'efficacité de votre projet étant donné les années et les années d'abrutissement constants passés devant la télé des ados d'aujourd'hui (toutes origines confondues).
Bon courage.